mercredi, juin 08, 2005

PROCES M.JACKSON : Toujours pas de verdict



NOUVELOBS.COM 08.06.05 07:05

Les 12 jurés sont restés pendant six heures à débattre de nouveau de la culpabilité ou non du chanteur, accusé d'abus sexuel sur mineur, sans obtenir de résultat.

L e jury au procès de Michael Jackson a tenu mardi 7 juin, sans résultat immédiat, sa deuxième journée complète de délibérations, dans le tribunal de Santa Maria (Californie, ouest), dont les abords étaient envahis par une nuée de fans et de journalistes.
Les 12 jurés sont restés pendant six heures à débattre de nouveau de la culpabilité ou non du chanteur, dans leur pièce sans fenêtre où eux seuls sont admis et d'où rien ne doit transpirer. Ils peuvent délibérer pendant autant de jours qu'ils le souhaitent, à raison de six heures par jour, du lundi au vendredi, pour tenter de parvenir à une décision unanime.
Michael Jackson, hospitalisé dimanche pour des douleurs dorsales, est resté dans sa propriété californienne de Neverland, située à une cinquantaine de kilomètres, pour attendre le verdict.
Lâcher de colombes
C'est dans ce fameux ranch transformé en résidence/parc d'attractions que la star de 46 ans est accusée d'avoir abusé sexuellement d'un garçon de 13 ans en 2003.
Sous le coup de 10 chefs d'accusation, l'artiste est aussi poursuivi pour lui avoir fait boire de l'alcool afin de l'amadouer et pour avoir tenté de séquestrer ses proches afin qu'ils participent à une vidéo redressant son image.
Michael Jackson, qui clame son innocence, encourt plus de 18 ans de prison.Les jurés, qui ont entamé leurs délibérations vendredi avant de s'interrompre après deux heures, se sont retrouvés lundi puis mardi pour deux jours complets de débats, sans résultat pour l'instant.Les huit femmes et quatre hommes ont mardi quitté le tribunal vers 14h40 (21h40 GMT) dans deux minibus banalisés conduits par des policiers.
Des supporters de la star ont alors lâché une douzaine de colombes devant le bâtiment. "Elles symbolisent la liberté, et c'est ce que j'espère pour Michael", a expliqué Fariba Garameni, venue de Los Angeles.
Quelque 1.200 journalistes et environ 200 fans prenaient leur mal en patience autour du tribunal."La Pologne t'aime", "Innocent", disaient des panneaux tandis qu'un petit choeur d'enfants chantait, sur le mode gospel, "Michael, on te soutient, on est là pour toi et tout ce que tu traverses".
Lavage
Pas de trace en revanche mardi de la célèbre famille Jackson. L'ambiance avait pris un tour surréaliste lundi, quand le père, Joe, était arrivé paniqué parce qu'il pensait que le tribunal était en train de rendre son verdict.Rentrant à Neverland dans sa petite voiture, il avait croisé en chemin les deux 4X4 noirs de son fils qui sortaient, et était alors reparti à vive allure en direction de Santa Maria.
"Il est venu parce qu'il pensait que Michael était ici", a expliqué à la presse le révérend Jesse Jackson, confident de Michael, venu à Santa Maria faire office de conseiller spirituel à l'accusé. "En fait ils allaient laver les voitures".Quant à Michael Jackson, il souffre de son dos, mais reste fort psychologiquement, selon le révérend.
Accusé de simulation
"Michael se repose dans son ranch, il attend avec impatience le verdict du jury et s'attend à être acquitté," a-t-il dit mardi, le décrivant comme un "champion". "Un champion ne reste pas à terre, un champion se bat, Michael se bat".Il a démenti que le chanteur puisse simuler son mal de dos pour s'attirer la sympathie de l'opinion. "C'est douloureux pour lui d'entendre des gens suggérant qu'il simule...Il a reçu un coup, il est blessé.
Il n'y a rien de stratégique dans ses visites au médecin."Selon la défense de Michael Jackson, qui n'a pas témoigné lors de son procès, le chanteur est victime d'une famille de maîtres-chanteurs, notamment la mère, attirée par l'appât du gain.
L'accusation à l'inverse avance qu'il est un prédateur pédophile en série, qui utilise sa célébrité, son aura et sa propriété de Neverland pour attirer et dévoyer de jeunes garçons, désinhibés grâce à l'alcool et aux magazines pornographiques qu'il leur offre.